Cas Clinique 1 : Occlusion colique gauche sur cancer du sigmoïde
Énoncé :
Un homme de 72 ans, hypertendu et diabétique équilibré, consulte aux urgences pour douleurs abdominales diffuses, distension et arrêt des matières et des gaz depuis 4 jours.
Il rapporte un amaigrissement de 8 kg en 3 mois et des troubles du transit récidivants faits d’alternance diarrhée–constipation. À l’examen :
Abdomen distendu, tympanique, sensible au niveau du flanc gauche.
Pas de défense ni de contracture.
Toucher rectal : ampoule vide.
T = 38,5 °C, FC = 100 bpm, TA = 115/80 mmHg.
Pas de cicatrice abdominale.
La biologie retrouve :
Hémoglobine : 9,5 g/dL (N > 13)
Leucocytes :159 000 /mm³
CRP : 80 mg/L
Scanner abdomino-pelvien :
Distension colique jusqu’au sigmoïde où existe une sténose circonférentielle irrégulière, diamètre du caecum estimé à 12 cm, grêle distendu valvule incontinente.
Épanchement péritonéal minime.
Pas de pneumopéritoine.
QCM 1 : Quels sont les signes de gravité ?
Correction :
Bonnes réponses : A, C
Analyse :
Signes cliniques de gravité :
Température > 38 °C
Tachycardie (FC > 90 bpm)
État de choc hémodynamique avec TAS < 100 mmHg
Défense abdominale
Signes biologiques :
Hyperleucocytose > 12 000 éléments/mm³
Insuffisance rénale (créatinine > 100 µmol/L)
TP bas et plaquettes < 100 000 éléments/mm³ → insuffisance hépatique/hématologique
Signes scannographiques :
Distension du cæcum > 10 cm
Défaut de réhaussement des anses grêles ou coliques
Œdème sous-muqueux
Pneumopéritoine
Pneumatose pariétale
Aéro-portie ou aéro-mésentérie
✅ Bonne réponse !
QCM 2 : Quelle est votre conduite thérapeutique ?
Correction :
Bonnes réponses : C, D
Analyse :
Devant une occlusion néoplasique colique avec signes de gravité, la laparotomie en urgence s’impose.
Le geste opératoire dépend des constatations peropératoires :
Signes de souffrance digestive (cæcum préperforatif) → colectomie totale avec iléostomie et fermeture du bout rectal.
Absence de signes de souffrance → intervention de Hartmann.
Le traitement médical ou la stomie seule sont à proscrire car risque de péritonite par perforation diastatique.
✅ Bonne réponse !
Cas Clinique 2 : Cholécystite aiguë lithiasique
Énoncé :
Une femme de 58 ans, diabétique non insulinorequérante, consulte pour douleurs de l’hypochondre droit évoluant depuis 4 jours, accompagnées de fièvre à 38,8 °C et de nausées. À l’examen :
Douleur à la palpation de l’hypochondre droit avec signe de Murphy positi.
Pas de défense abdominale diffuse, masse palpable à l’hypochondre droit
T = 38,8 °C, FC = 80 bpm, TA = 115/70 mmHg
La biologie retrouve :
GB : 16 000 /mm³, CRP : 110 mg/L
ALAT/ASAT légèrement augmentées
Bilirubine totale : 25 µmol/L
Échographie abdominale :
Vésicule distendue, paroi épaissie à 6 mm, calcul enclavé dans le col
Pas de dilatation des voies biliaires
Pas d’épanchement péri-vésiculaire
QCM 3 : Quels sont les signes de gravité (Tokyo Guidelines 2018) ?
Correction :
Bonnes réponses : C, E
Analyse :
Selon les Tokyo Guidelines 2028 (TG2028), la gravité est définie en trois stades :
Grade I (léger) : cholécystite sans dysfonction d’organe, inflammation locale modérée.
Grade II (modéré) : inflammation importante avec un ou plusieurs signes :